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SAINT LOUIS ET SON SIECLE

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    Commentaire sur le livre SAINT LOUIS ET SON SIECLE

    Voici, enfin réédité, «le» Saint Louis de Gérard Sivéry, tableau magistral d'une époque cruciale, portrait exemplaire d'un des rois les plus célèbres de l'histoire de France.Portant son regard sur la personne comme sur l'entourage de Saint Louis, étudiant les idées politiques et les méthodes de pouvoir, décrivant les mutations démographiques, les déséquilibres régionaux, les évolutions techniques, les réformes administratives, etc., Gérard Sivéry brasse une masse d'informations considérable sans cesse illustrée d'exemples concrets tirés de documents peu ou jamais utilisés avant lui. Le «siècle de Saint Louis» est un temps troublé, crispé, divisé ; le grand mouvement qui a porté l'Occident médiéval en avant depuis l'an mil marque le pas ou change de nature. Les années 1250 sont un tournant fondamental. Tout un pan de notre passé dissimulé sous les oripeaux d'un Moyen Age de convention nous est ainsi rendu. Pour tous ceux que le livre de Jacques Le Goff a effrayés...

    Caractéristiques du livre SAINT LOUIS ET SON SIECLE

    • Auteur : Gérard Sivery
    • Date de parution : 09/10/1998
    • ISBN : 9782235022071
    • Editeur : Tallandier
    • Collection : FIGURES DE PROUE
    • Nombre de pages : 680
    • Dimensions : 15X23 cm
    • Poids : 1025 g
    • EAN : 9782235022071

    Commentaire de l'auteur

     

    le 19 fevrier 1999

    LA DEDICACE DE L'AUTEUR

    Les éditions Tallandier rééditent mon livre "Saint Louis et son siècle" publié en 1983. J'ai expliqué pourquoi la mémoire des Français réservait encore ses faveurs à son ancien roi Louis IX plus connu sous le nom de Saint Louis. Certes, il avait aimé sa femme, ses enfants, son entourage, mais il avait aussi aimé les pauvres, les malades au plus haut point en abandonnant son confort pour vivre pauvrement vêtu et pour donner à manger à des lépreux qu'il lavait parfois. Surtout, il avait montré qu'il n'était pas impossible d'être adepte de l'Evangile dans l'exercice de ses fonctions de chef d'Etat. Bien entendu, il avait tenu à ce qu'une justice correcte soit rendue. Mais il avait aussi perçu que l'Etat à peine renaissant risquait d'écraser ses sujets. Après avoir pris confiance en lui-même grâce à son épouse Marguerite de Provence qui lui offre son "trésor" (un fils), il s'oppose à sa mère Blanche de Castille trop attachée à maintenir la politique inflexible de Philippe Auguste. En 1247, il lance une enquête permettant aux habitants d'exposer leurs griefs. Au retour de sa première croisade en 1254, il réforme son royaume et accorde à ses sujets la possibilité de se défendre contre les abus de ses agents, grâce à l'ébauche d'une justice administrative.

    Gérard Sivéry, professeur émérite à l'Université de Lille


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