ARISTOTE AU MONT SAINT MICHEL
- Auteur(s) : Sylvain Gougenheim
- Éditeur : Le Seuil
- Genre : HISTOIRE
- Présentation : Broché
Livraison gratuite sur cet article voir les conditions*
- Sur commande, disponible sous 7 jours environ.
Remise : - 5% |
|
OFFRES PARTENAIRES
|
Gagnez de l'argent : > Vendez le vôtre!
Caractéristiques du livre ARISTOTE AU MONT SAINT MICHEL
- Auteur : Sylvain Gougenheim
- Date de parution : 06/03/2008
- ISBN : 9782020965415
- Editeur : Le Seuil
- Dimensions : 15X24 cm
- Poids : 466 g
- EAN : 9782020965415
Revue de presse
Etonnante rectification des préjugés de l'heure, ce travail de Sylvain Gouguenheim va susciter débats et polémiques. Son thème : la filiation culturelle monde occidental-monde musulman. Sur ce sujet, les enjeux idéologiques et politiques pèsent lourd. Or cet universitaire des plus sérieux, professeur d'histoire médiévale à l'Ecole normale supérieure de Lyon, met à mal une série de convictions devenues dominantes. Ces dernières décennies, en suivant notamment Alain de Libera ou Mohammed Arkoun, Edward Saïd ou le Conseil de l'Europe, on aurait fait fausse route sur la part de l'islam dans l'histoire de la culture européenne... Il conviendrait même, si l'on suit ce livre, de réviser plus encore nos jugements. Au lieu de croire le savoir philosophique européen tout entier dépendant des intermédiaires arabes, on devrait se rappeler le rôle capital des traducteurs du Mont-Saint-Michel. Ils ont fait passer presque tout Aristote directement du grec au latin, plusieurs décennies avant qu'à Tolède on ne traduise les mêmes oeuvres en partant de leur version arabe. Au lieu de rêver que le monde islamique du Moyen Age, ouvert et généreux, vint offrir à l'Europe languissante et sombre les moyens de son expansion, il faudrait encore se souvenir que l'Occident n'a pas reçu ces savoirs en cadeau. Il est allé les chercher, parce qu'ils complétaient les textes qu'il détenait déjà. Et lui seul en a fait l'usage scientifique et politique que l'on connaît.
Roger-Pol Droit - Le Monde du 4 avril 2008
Contredisant la thèse d'un «islam des Lumières», Sylvain Gouguenheim montre que le savoir grec antique n'a jamais disparu d'Europe et que les Arabes qui traduisirent ces textes n'étaient pas des musulmans... Félicitons M. Gouguenheim de n'avoir pas craint de rappeler qu'il y eut bien un creuset chrétien médiéval, fruit des héritages d'Athènes et de Jérusalem.
Stéphane Boiron - Le Figaro du 17 avril 2008

Commentaire sur le livre ARISTOTE AU MONT SAINT MICHEL
Battant en brèche l'idée reçue selon laquelle l'Occident n'aurait découvert le savoir grec au Moyen
Âge qu'au travers des traductions arabes, ce livre montre que l'Europe a toujours maintenu ses
contacts avec le monde grec. C'est que le Mont-Saint-Michel constitue le centre d'un actif travail de
traduction, notamment des textes d'Aristote, dès le XIIe siècle.
Par ailleurs, l'hellénisation du monde islamique est plus limitée et partielle que ce que l'on raconte
généralement, et elle fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie
islamique (Avicenne, Averroès) resta largement étranger à l'esprit grec.
L'hellénisation de l'Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens. Si le
terme de racines a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont grecques,
celles du monde islamique ne le sont pas.