DICTIONNAIRE DE L'ANTIQUITE
- Auteur(s) : Jean Leclant
- Éditeur : PUF
- Collection : GRANDS DICTIONNAIRES
- Genre : DICTIONNAIRE THEMATIQUE
- Présentation : Relié
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Caractéristiques du livre DICTIONNAIRE DE L'ANTIQUITE
- Auteur : Jean Leclant
- Date de parution : 30/09/2005
- ISBN : 9782130505808
- Editeur : PUF
- Collection : GRANDS DICTIONNAIRES
- Dimensions : 18X24 cm
- Poids : 2470 g
- EAN : 9782130505808
Revue de presse
Plus de 2 000 pages, ouvrant sur 3 200 entrées et rédigées par 500 spécialistes : devant cette somme volumineuse qu'est le Dictionnaire de l'Antiquité, le lecteur peut se sentir un peu démuni, comme s'il se retrouvait devant une légion romaine ou une armée d'hoplites avec, pour seule arme, un crayon affûté. L'ouvrage embrasse, en effet, toute la période de l'Antiquité, toujours difficile à dater et à délimiter : l'ensemble des civilisations qui se sont développées autour du Bassin méditerranéen, de la Mare nostrum jusqu'à la vallée du Nil, du IVe millénaire avant J.-C. jusqu'au VIe siècle après J.-C.... Destiné à une lecture savante ou curieuse, ce dictionnaire peut aussi être l'occasion d'un formidable voyage...
Gilles Heuré - Télérama du 12 octobre 2005
MAUVAISE CRITIQUE MONDE DU 27 10 2005
Philippe-Jean Catinchi - Le Monde du 27 octobre 2005
Avec ses 3 200 entrées et plus de 2000 pages, ce nouveau Dictionnaire de l'Antiquité reste dans le cadre de ses devanciers, mais il les déborde par la profondeur temporelle mise en jeu (de la préhistoire à Justinien au VIe siècle après J.-C.) et, plus encore, par l'étendue des espaces embrassés (de l'Afghanistan au Maroc, de la Scandinavie aux sources du Nil)... Archéologie, philologie, histoire des religions, épistémologie, histoire de l'art, du droit, etc., sont ici mis à contribution par plus de cinq cents spécialistes dont l'érudition ne se départit pas de la démarche comparatiste ni de la posture anthropologique d'ouverture à l'autre...
Jean-Baptiste Marongiu - Libération du 3 novembre2005
«Un dictionnaire ne se lit pas, il se consulte.» Jean Leclant, le maître d'oeuvre de ce Dictionnaire de l'Antiquité qui mit une décennie à le faire aboutir, se fait fort d'apporter un «démenti éclatant à ce lieu commun». Mais si «consulter» suppose deux usages - vérifier une connaissance acquise et aussi cheminer d'une entrée à l'autre pour l'approfondir -, alors, au hasard du sondage, on s'expose à quelques déconvenues. Prenons deux exemples. Celui, d'abord, d'un épisode essentiel de l'histoire romaine : la guerre dite «sociale» qui, de 91 à 89 avant J.-C., ravage la péninsule italienne. Cette guerre oppose Rome à ses voisins italiens furieux qu'une loi limite leur droit d'accès à la citoyenneté. Il s'ensuit un affrontement acharné dont la chronique du temps s'effraie du caractère meurtrier, au terme duquel Rome sort vainqueur mais pour, finalement, consentir à accorder aux vaincus cette citoyenneté dont la privation avait été la cause même de la guerre. Le caractère insolite d'un tel conflit - on se bat contre Rome pour être romain -, le paradoxe de son issue - le but de guerre est atteint... par les vaincus -, la conséquence du résultat - l'extension de la cité romaine à l'Italie unifiée -, sont soigneusement exposés. Mais, ce pan d'histoire étant connu, l'amateur se pose invariablement la question: pourquoi diable dit-on de cette guerre qu'elle fut «sociale» ? Cette qualification de «sociale» est, en fait, le fruit d'une traduction désinvolte du latin. La guerre est celle de Rome contre ses «alliés», contre ses «socii». «Socii», sociale, le tour est joué à la façon de Zazie dans le métro à qui Raymond Queneau prête le goût des langues «forestières», c'est-à-dire des langues étrangères (forestieri, en italien). L'explication est donc toute simple, pourquoi ne pas l'avoir donnée ?...
Marc Riglet - Lire, décembre 2005
Commentaire sur le livre DICTIONNAIRE DE L'ANTIQUITE
Des dialectes aux naissances de l'écriture, des mythes aux rites, des calendriers aux fêtes, des polythéismes aux monothéismes, des cultes aux persécutions, des maladies à l'assistance, des coutumes aux règles sociales, de la condition de la femme à celle du citoyen, des tribus aux empires, des guerres aux traités de paix, des concours poétiques aux joutes oratoires, des pratiques sexuelles à l'ascétisme, des nomades aux colonisateurs, de l'agriculture aux famines, du mariage au testament, des administrations aux impôts, de la vie privée à la vie publique..., l'Antiquité décline toutes ses facettes culturelles dont nous sommes les héritiers. Plus de 500 spécialistes ont participé à la réalisation de cet ouvrage de plus de 2 300 pages présentant en un seul volume l'ensemble des civilisations qui se sont développées autour du bassin méditerranéen. Ses 3 200 articles couvrent la période allant de la fin du IVe millénaire avant notre ère jusqu'au règne de Justinien (milieu du VIe s. apr. J.-C.). Ils sont autant d'invitations à participer à un périple culturel dans le temps et l'espace dont les principales étapes sont l'Égypte pharaonique, le Proche-Orient asiatique, la Grèce, Rome et l'Afrique en sa bordure septentrionale. Lieu de toutes les genèses, l'Antiquité est interrogée au présent pour susciter la réflexion sur les racines et le devenir de notre sensibilité culturelle.