UN DETAIL NAZI DANS LA PENSEE DE CARL SCHMITT
- Auteur(s) : Yves-Charles Zarka
- Éditeur : PUF
- Collection : INTÉRVENTION PHILOSOPHIQUE
- Genre : SCIENCES HUMAINES
- Présentation : Broché
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Caractéristiques du livre UN DETAIL NAZI DANS LA PENSEE DE CARL SCHMITT
- Auteur : Yves-Charles Zarka
- Date de parution : 30/03/2005
- ISBN : 9782130550273
- Editeur : PUF
- Collection : INTÉRVENTION PHILOSOPHIQUE
- Dimensions : 14X20 cm
- Poids : 140 g
- EAN : 9782130550273
Revue de presse
Depuis quelques années, le nom de Carl Schmitt a fait une entrée surprenante dans la rhétorique de l'«antimondialisme». Les théoriciens des «nouvelles radicalités», dont Etienne Balibar et Toni Negri, ne se contentent pas de citer l'ancienne référence de la nouvelle droite dans les années 1970 comme un penseur d'importance ; ils s'inspirent de sa critique du libéralisme et de la démocratie parlementaire. Ces nouveaux disciples précisent que les textes prouvant l'engagement nazi de Schmitt sont bien connus et dénoncés depuis longtemps. Affirmation fausse : le philosophe Yves Charles Zarka publie un court et percutant essai révélant la manière dont le juriste justifiait les lois de Nuremberg du 15 septembre 1935, sur la base de deux textes publiés en octobre et novembre de la même année et inédits en français. Le mérite de Zarka est triple. En premier lieu, il montre que l'engagement de Schmitt, loin de relever de l'incident de parcours individuel, fut théorisé et justifié par des écrits imprégnés de racisme biologique, qui appartiennent à son oeuvre philosophique... Second mérite, Zarka donne à lire des textes qui, longtemps dissimulés, prouvent l'engagement total de Schmitt dans le mouvement hitlérien et dans la propagande antisémite. Ceux qui continuent de tenir Schmitt pour un philosophe politique de grande envergure doivent expliquer comment un aussi «grand penseur» a pu se faire propagandiste de bas étage. Le troisième mérite de Zarka tient à ce qu'il prend au sérieux et remet dans leur contexte ces écrits qui gênent tant les schmittiens de droite et de gauche. Ce spécialiste de Hobbes attire l'attention sur le fait que Schmitt applique dans ses écrits d'aspect académique le «principe de purification raciale» des textes qu'il cite ou commente... Tout en comprenant la colère de Zarka devant la banalisation universitaire et le blanchiment néogauchiste d'un juriste qui fut nazi et resta antisémite, on peut cependant considérer qu'il se laisse parfois emporter par son indignation...
Pierre-André Taguieff - L'Express du 2 mai 2005


Commentaire de l'auteur