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MON PETIT MARI

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    Commentaire sur le livre MON PETIT MARI

    Le jour de son mariage, Léon doit se hisser sur les pieds pour embrasser son épouse, la plantureuse Solange. Quoique de gabarits différents, ce couple idéal donne naissance à de robustes enfants. Étrange ! À chaque naissance, Léon perd quelques centimètres. Il a beau consulter le corps médical, rien n'y fait. Avec sa taille, ses responsabilités diminuent, son autorité s'émousse. On ne vous dira pas la fin. Tout conte a une morale. Plus qu'une fable, une métaphore de notre société contemporaine... Du même auteur : Les Voleurs de beauté ; La Tentation de l'innocence.

    Caractéristiques du livre MON PETIT MARI

    • Auteur : Pascal Bruckner
    • Date de parution : 07/11/2007
    • ISBN : 9782246731412
    • Editeur : Grasset et Fasquelle
    • Nombre de pages : 220
    • EAN : 9782246731412

    Avis des internautes (1) sur le livre MON PETIT MARI

    Revue de presse

    Dans un conte cruel, Pascal Bruckner raconte les déconvenues d'un mari qui diminue à mesure que ses enfants grandissent. L'oeuvre de Pascal Bruckner marche sur deux pattes. En langage freudien, on dirait que son «surmoi» orchestre ses essais, tandis que ses romans lâchent la bride à son «ça». À l'automne dernier, dans La Tyrannie de la pénitence, le philosophe dénonçait la manie des Européens à s'autoflageller. Cette fois-ci, le romancier se délecte à décrire les humiliations et les sévices infligés à un «petit mari» par sa femme et leurs enfants... La descente de Léon le Minus dans les enfers de la nature humaine dégage un parfum évidemment sadien. Mon petit mari, c'est un peu Les 120 journées de Sodome pour lecteurs de 7 à 77 ans.

    Astrid de Larminat - Le Figaro du 8 novembre 2007

    Pascal Bruckner signe une fable philosophique et conjugale au pays de Lilliput. Féroce... Essayiste avisé (L'Euphorie perpétuelle) et controversé (La Tyrannie de la pénitence), romancier inspiré (Lunes de fiel) ou non (L'Amour du prochain), Pascal Bruckner, 58 ans, se révèle ici un conteur convaincant : de sa fascination pour les métamorphoses du corps, il tire une fable très enlevée, bien écrite et que l'on dévore avec autant d'avidité que d'effroi, malgré certains passages délayés à l'excès. Mon petit mari n'en réussit pas moins à dénoncer férocement le règne de l'enfant-tyran, tout en signant l'acte de décès du mâle dominant.

    Delphine Peras - L'Express du 15 novembre 2007

    Quand, au sein d'un couple amoureux, l'homme se met à rapetisser... Drôle ? Méfiez-vous des fables, et de ceux qui les racontent... L'un des grands charmes de ce petit livre - l'expression vient naturellement, vu le sujet -, c'est d'abord d'être moins un roman qu'une fable... Au début, pour Léon, ça ressemble à une blague - en l'occurrence, une blague régressive plus ou moins innocente («Un jour, machinalement, Suzanne lui cala une tétine entre les lèvres. Il la recracha»). Il faut se méfier de l'innocence apparente des fables et de ceux qui les racontent - particulièrement lorsqu'ils le font, comme Bruckner, avec drôlerie et légèreté. Un point de départ délirant, développé dans toutes ses conséquences logiques, réalistes, révèle une cruauté insoupçonnée. Léon comme sa femme finissent par suivre l'évolution de ce qui leur arrive avec un mélange fasciné d'horreur et d'émerveillement... La fable s'achève de façon fort peu morale - c'est par l'indignation et en s'éloignant des siens que Léon retrouve sa taille d'homme. Mais il a retenu la leçon : entre l'horreur de ce que nous désirons et l'émerveillement fasciné de ce qui nous répulse, trouver la bonne mesure

    Marc Weitzmann - Le Point du 29 novembre 2007

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