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PROMETS-MOI
- Auteur(s) : Harlan Coben
- Éditeur : Pocket
- Collection : THRILLER
- Genre : ROMAN POLICIER, ESPIONNAGE
- Présentation : Broché
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Commentaire sur le livre PROMETS-MOI
Myron Bolitar a fait une promesse. Celle d'être là pour Aimee, la fille d'une amie. N'importe où, n'importe quand. Quelques jours plus tard, l'adolescente disparaît. Myron est la dernière personne à l'avoir vue... Fugue ? Enlèvement ? Myron mène l'enquête, pour prouver son innocence, mais aussi parce qu'il a promis aux parents d'Aimee de retrouver leur fille. Et une promesse est une promesse...
Caractéristiques du livre PROMETS-MOI
- Auteur : Harlan Coben
- Date de parution : 03/2008
- ISBN : 9782266178204
- Editeur : Pocket
- Collection : THRILLER
- Dimensions : 11X18 cm
- Poids : 277 g
- EAN : 9782266178204
Avis des internautes (2) sur le livre PROMETS-MOI
Premières lignes du livre PROMETS-MOI
La fille disparue - on en a parlé aux actualités, entre deux diffusions d'une photo scolaire banale à pleurer, vous savez, sur fond bariolé, cheveux trop raides, sourire trop gêné, là-dessus on enchaîne sur les parents inquiets devant la maison, des micros partout, maman pleure en silence, papa lit une déclaration, la lèvre tremblante -, cette fille-là, la fille disparue, venait de passer à l'instant devant Edna Skylar. Edna s'est figée. Stanley, son mari, a fait deux pas avant de se rendre compte que sa femme ne suivait pas. Il s'est retourné. - Edna ? Ils se tenaient à l'angle de la 21e Rue et de la Huitième Avenue, à Manhattan. Il n'y avait pas beaucoup de circulation, en ce samedi matin. Côté voitures. Côté piétons, c'était plutôt chargé. La fille disparue se dirigeait uptown. Stanley a poussé un soupir désabusé. - Qu'est-ce que c'est, cette fois-ci ? - Chut. Elle avait besoin de réfléchir. La photo de la lycéenne, cette photo sur fond bariolé... Edna a fermé les yeux. Elle devait faire resurgir l'image dans sa tête. Comparer et confronter. Sur la photo, l'adolescente disparue avait les cheveux longs, d'un châtain terne. La femme qu'elle venait de croiser - une femme, pas une fille, car celle-là avait l'air plus âgée, mais peut-être que la photo était vieille aussi -était rousse aux cheveux courts et ondulés. La fille sur la photo ne portait pas de lunettes. La passante de la Huitième Avenue en arborait une paire à la mode, avec une monture foncée, rectangulaire. Sa tenue et son maquillage étaient l'un et l'autre - faute de meilleur terme - plus adultes. Étudier les visages était plus qu'un dada pour Edna. À soixante-trois ans, l'une des rares femmes médecins de sa génération, elle exerçait dans le domaine de la génétique. Les visages étaient sa vie. Une partie de son cerveau était toujours en éveil, même en dehors de son lieu de travail. C'était plus fort qu'elle : le Dr Edna Skylar étudiait les visages. Amis et famille avaient l'habitude de son regard scrutateur ; les inconnus et les nouvelles connaissances trouvaient ça déroutant. C'était donc ce qu'elle faisait en marchant dans la rue. Sans prêter attention à son environnement. Toute à son plaisir secret. Elle observait la structure des pommettes et la profondeur mandibulaire, la distance interoculaire et la hauteur des oreilles, le dessin de la mâchoire et l'espacement orbital. Et c'est pour ça, malgré les nouvelles coiffure et couleur de cheveux, malgré les lunettes à la mode, le maquillage et la tenue d'adulte, qu'Edna avait reconnu cette fille portée disparue. - Elle était avec un homme. - Comment ? Inconsciemment, Edna avait parlé tout haut. - La fille. Stanley a froncé les sourcils. - Qu'est-ce que tu racontes, Edna ? Cette photo. Ce portrait d'écolière, banal à pleurer. On a vu ça des milliers de fois. On tombe dessus dans un annuaire scolaire, et ça éveille tout un tas d'émotions. En un clin d'oeil, on embrasse son passé, son avenir. On ressent la joie de la jeunesse, la difficulté de grandir. On mesure son potentiel. On éprouve une bouffée de nostalgie. Et on voit défiler les années : la fac peut-être, le mariage, les gosses, tout le tintouin. Mais lorsque la même photo est diffusée au journal télévisé, on a le coeur dans les chaussettes. On regarde ce visage, ce sourire hésitant, ces cheveux qui pendouillent, ces épaules voûtées, et l'esprit s'égare en des endroits obscurs qu'il ne devrait pas fréquenter.




