Cannes Et Banlieues
Auteur :Collectif
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Nous vous prions de bien vouloir nous en excuser.
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Description
Auteur(s) : Collectif
Genre : Cinema
On ne pourra pas dire que la Fondation Luc Besson a ménagé ses efforts pour honorer la promesse de diffuser les films en compétition à Cannes dans dix villes de banlieues parisiennes...
Vendredi, en fin d'après-midi, sous l'orage, les douze techniciens qui avaient dû dégonfler en catastrophe l'écran géant installé face à la barre de Hlm de la Cité des 4 000 à La Courneuve le remontaient sans histoires deux heures plus tard pour projeter le dernier film de Quentin Tarantino, Death Proof, devant un auditoire médusé...
L'opération se terminait hier soir avec la 60ème édition de Cannes sur un bilan très positif, tant par la fréquentation devant l'écran baladeur - plusieurs milliers de personnes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Champigny-sur-Marne ou Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) - que par l'accueil critique que leur auront fait les cinéphiles en herbe.
"Applaudis".
Les habitants de Sarcelles se seront familiarisés avec le cinéma coréen, via Souffle de Kim Ki-duk, "un des plus applaudis", assurait Luc Besson, vendredi, dans les coulisses de La Courneuve.
"Des centaines de personnes sont restées concentrées devant cette histoire d'amour entre un prisonnier et une femme mariée délaissée.
L'action pendant une heure et demie se passe derrière la vitre d'un parloir, et personne n'est parti.
" Mais le prix du public de banlieue revient sans conteste à Persepolis, un des plus beaux souvenirs pour le réalisateur du Cinquième élément et du Grand Bleu : "Je garderai en tête les images de ces femmes voilées regardant l'histoire de cette gamine, elle-même sous une burqa, en Iran...
" "Han ! " "L'idée, c'était de pouvoir rendre accessible la culture élitiste de Cannes, résume Luc Besson.
Alors, si seulement 15 % du public de ce soir développe plus tard un intérêt pour un cinéma différent, ça me va.
" A Champigny-sur-Marne, le public a poussé quelques "han ! " d'épouvante devant les baisers lesbiens des deux héroïnes des Chansons d'amour de Christophe Honoré : "Ca aussi, c'est un des aspects positifs de l'opération, estime Luc Besson.
D'habitude, l'homosexualité est quelque chose qui est très mal vécu dans les quartiers.
Les homos de banlieue doivent souvent se cacher, se font charrier par leurs copains...
Et là, c'est étalé sur un écran de trente mètres.
Au moins, eux sont satisfaits pour une fois.
Et même si ça bouscule, les gens s'en parlent après la projection.
C'est une des vertus de Cannes, d'avoir fait découvrir des cinémas du monde entier, d'avoir permis à des réalisateurs de pouvoir s'exprimer, même s'ils étaient opprimés dans leur pays...
" A Champigny, s'il y avait un metteur en scène heureux, c'était Samuel Benchetrit.
Il a habité la tour du Bois l'Abbé faisant face à l'écran géant où Besson l'a invité.
Les soirées de Cannes en banlieue se déroulaient en deux temps : un premier avec une troupe de double-dutch de Vitry-sur-Seine, une scène avec les rappeurs locaux, un second temps avec la projection des films.
Chaque personnalité des villes traversées n'oubliait jamais de saluer l'initiative de Luc Besson : "Pour beaucoup d'entre vous, résumait ainsi le rappeur La Fouine aux habitants de Chanteloup-les-Vignes, c'est juste une manifestation avec un écran géant...
Mais dans nos quartiers, rares sont les personnes qui viennent vers nous.
Aujourd'hui, Luc Besson est venu partager quelque chose avec vous, et elles ne sont pas nombreuses, les personnes haut placées dans ce système qui le font.
"
Genre : Cinema
On ne pourra pas dire que la Fondation Luc Besson a ménagé ses efforts pour honorer la promesse de diffuser les films en compétition à Cannes dans dix villes de banlieues parisiennes...
Vendredi, en fin d'après-midi, sous l'orage, les douze techniciens qui avaient dû dégonfler en catastrophe l'écran géant installé face à la barre de Hlm de la Cité des 4 000 à La Courneuve le remontaient sans histoires deux heures plus tard pour projeter le dernier film de Quentin Tarantino, Death Proof, devant un auditoire médusé...
L'opération se terminait hier soir avec la 60ème édition de Cannes sur un bilan très positif, tant par la fréquentation devant l'écran baladeur - plusieurs milliers de personnes à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Champigny-sur-Marne ou Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) - que par l'accueil critique que leur auront fait les cinéphiles en herbe.
"Applaudis".
Les habitants de Sarcelles se seront familiarisés avec le cinéma coréen, via Souffle de Kim Ki-duk, "un des plus applaudis", assurait Luc Besson, vendredi, dans les coulisses de La Courneuve.
"Des centaines de personnes sont restées concentrées devant cette histoire d'amour entre un prisonnier et une femme mariée délaissée.
L'action pendant une heure et demie se passe derrière la vitre d'un parloir, et personne n'est parti.
" Mais le prix du public de banlieue revient sans conteste à Persepolis, un des plus beaux souvenirs pour le réalisateur du Cinquième élément et du Grand Bleu : "Je garderai en tête les images de ces femmes voilées regardant l'histoire de cette gamine, elle-même sous une burqa, en Iran...
" "Han ! " "L'idée, c'était de pouvoir rendre accessible la culture élitiste de Cannes, résume Luc Besson.
Alors, si seulement 15 % du public de ce soir développe plus tard un intérêt pour un cinéma différent, ça me va.
" A Champigny-sur-Marne, le public a poussé quelques "han ! " d'épouvante devant les baisers lesbiens des deux héroïnes des Chansons d'amour de Christophe Honoré : "Ca aussi, c'est un des aspects positifs de l'opération, estime Luc Besson.
D'habitude, l'homosexualité est quelque chose qui est très mal vécu dans les quartiers.
Les homos de banlieue doivent souvent se cacher, se font charrier par leurs copains...
Et là, c'est étalé sur un écran de trente mètres.
Au moins, eux sont satisfaits pour une fois.
Et même si ça bouscule, les gens s'en parlent après la projection.
C'est une des vertus de Cannes, d'avoir fait découvrir des cinémas du monde entier, d'avoir permis à des réalisateurs de pouvoir s'exprimer, même s'ils étaient opprimés dans leur pays...
" A Champigny, s'il y avait un metteur en scène heureux, c'était Samuel Benchetrit.
Il a habité la tour du Bois l'Abbé faisant face à l'écran géant où Besson l'a invité.
Les soirées de Cannes en banlieue se déroulaient en deux temps : un premier avec une troupe de double-dutch de Vitry-sur-Seine, une scène avec les rappeurs locaux, un second temps avec la projection des films.
Chaque personnalité des villes traversées n'oubliait jamais de saluer l'initiative de Luc Besson : "Pour beaucoup d'entre vous, résumait ainsi le rappeur La Fouine aux habitants de Chanteloup-les-Vignes, c'est juste une manifestation avec un écran géant...
Mais dans nos quartiers, rares sont les personnes qui viennent vers nous.
Aujourd'hui, Luc Besson est venu partager quelque chose avec vous, et elles ne sont pas nombreuses, les personnes haut placées dans ce système qui le font.
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Caractéristiques
- Hauteur 23
- Largeur 30
- Etat Neuf
- Format Broché
- Auteur Collectif
- Distributeur Sodis
- Date de parution 22/11/2007
- Poids 755
- Nombre de pages 140
- Editeur Intervista
- Langue Français
- ISBN 9782910753719
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